| Résumé de la situation sur le TRI dans les kots à LLN |
|
|
|
| Écrit par François |
| Lundi, 22 Mars 2010 01:12 |
|
Dans l’état actuel des choses, sans changement majeure des infrastructures de dépôt des poubelles, un stockage des sacs PMC entre les dates de ramassage en dehors des communautaires est impossible. La seule solution pour que les PMC soient effectivement triés est d’interdire leur dépôt dans les édicules et de rappeler aux étudiants de les déposer uniquement les jours de collecte et au bord de la rue. 1. Constat de non efficience du tri et sources du problèmeLes étudiants, en grande majorité, trient les PMC dans leurs communautaires. Souvent, les sacs PMC nécessaires leur sont fournis par leur agence immobilière (pour rappel, ces agences reçoivent un subside de la ville pour fournir des sacs PMC aux étudiants). Une enquête de terrain réalisée au près de plus de 80 kots par le Kap Vert lors de l’année académique 2008/2009 (Cf. www.kapvert.be) a confirmé ces faits.
Par contre, c’est lors du dépôt et donc de la collecte des poubelles que le problème apparaît. En effet, il n’existe pas d’infrastructures adéquates, et ce en raison du fait que le tri n’existait pas à l’époque de la construction des édicules à poubelle. Concrètement, seules des containers destinés à accueillir les sacs à ordure ménagères sont présents dans ces édicules. Des bennes ou compartiments spécifiques et clairement indiqués seraient donc nécessaires. Cependant, le coût que représenteraient des containers supplémentaires ainsi que la reconstruction des édicules à poubelles (dont la taille est souvent très restreinte), constitue un facteur limitant, poussant les responsables d’agences à refuser toute démarche dans ce sens pour des raisons budgétaires (priorité donnée à la sécurité et la construction de nouveaux logements).
Les conséquences de ce manque d’infrastructures sont que les étudiants déposent les sacs PMC dans les édicules à poubelles alors que ceux-ci ne soient pas prévus à cet effet. En effet, ils sont soit mal informés, soit ne veulent plus accumuler les sacs PMC dans leurs communautaires.
De ce fait, les sacs PMC sont ramassés avec les ordures ménagères, et ce pour deux raisons. Premièrement, s’ils ont été déposés dans les bennes métalliques, celles-ci sont automatiquement vidangées par les camions qui ramassent les ordures ménagères, sans vérification de ce qui s’y trouve. Deuxièmement, s’ils sont déposés en dehors des bennes mais dans les édicules, et que le camion à ordures ménagères passe avant le camion à PMC, ils sont ramassés à la main avec les ordures ménagères. Aussi, de plus en plus d’édicules sont fermés (un pass et/ou un code sont nécessaires pour y accéder) et les sacs PMC qui y sont déposés n’ont donc aucune chance d’être récoltés, puisque le camion PMC ne possède pas ce code.
Toute cette problématique a été mise au clair au cours de plusieurs rencontres du Kap Vert avec Jean-Michel Leunens (responsable du service Logement UCL), Dorothée Hébrant (éco-conseillère de la ville d’OLLN), Cécile Lecharlier (échevine de l’environnement à OLLN) et Vincent Host (représentant de FOST PLUS, la compagnie chargée de la collecte des PMC). 2. Remèdes à court terme
Dans l’état actuel des choses, sans changement majeure des infrastructures de dépôt des poubelles, un stockage des sacs PMC entre les dates de ramassage en dehors des communautaires est impossible. La seule solution pour que les PMC soient effectivement triés est d’interdire leur dépôt dans les édicules et de rappeler aux étudiants de les déposer uniquement les jours de collecte et au bord de la rue. Concrètement, un document informatif avec des informations claires, précises et succinctes (« où, quand et comment déposé les sacs PMC ? ») est sur le point d’être distribué dans tous les communautaires étudiants UCL (60% des kots), et apposé sur les tableaux collant prévus pour les informations du service logement. Dès septembre 2010, ce même document sera apposé de manière solide et durable, au mur, dans ces mêmes communautaires. En ce qui concerne les agences privées, le Kap Vert compte leur demander de faire de même.
3. Solutions à long terme
Bien que, comme expliqué précédemment, la situation puisse être résolue relativement facilement à court terme, cette position claire du service logement et cette meilleure information des étudiants ne constituera qu’un « pansement » provisoire et ne résoudra pas le problème à la source. Dès aujourd’hui, le service logement UCL et les différentes agences immobilières devraient penser à attribuer des fonds à l’agrandissement des édicules à poubelles (reconstruction), et à leur compartimentation, voir en l’achat de bennes spécifiques aux PMC. Lors de cette reconstruction, il sera important de penser à l’agencement des différentes bennes et à leur accessibilité (par exemple, une porte par benne, respectivement pour les PMC et les ordures ménagères). Mettre la priorité budgétaire à la sécurité dans les kots, et pas du tout au tri, en investissant dans du mobilier anti-feu, semble paradoxale. En effet, faute de pouvoir les stocker dans les édicules en dehors des dates de ramassage, on observe une accumulation de poubelles et tas de cartons qui constituent des masses hautement inflammables dans les communautaires! |



